Quand un concept, c’est con : la résilience

J’irai droit au but : La résilience est l’un des concepts parmi les plus cons inventés à ma connaissance ces dernières années.
Je m’explique :
> Incohérent : il starifie la victime, au lieu de s’en prendre au bourreau
> Irresponsable : il encourage finalement tous les tortionnaires et les systèmes oppresseurs
> Mystique : il prône une idéologie optimiste très proche de la foi religieuse et de toute croyance rédemptrice fondée sur l’idée du miracle
> Inopérant : il cautionne l’ineptie « tout ce qui ne tue pas rend plus fort » contredite depuis toujours par la reproduction de traumatisés en traumatisants.

etc.

A choisir, s’il le faut, l’hypothèse « pessimiste » (dont la loi serait : les traumatismes ne sont pas voués à être dépassés) est bien moins stupide en ayant le mérite de mettre l’accent sur la lutte contre les facteurs d’oppression (les causes toujours négatives justement dont les conséquences pourraient être positives : la résilience !!?).

Plus généralement, l’hypothèse pessimiste me semble toujours préférable en matière de pensée responsable : préparer le pire n’empêche jamais le meilleur de se produire.

Pas résilient du tout.

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PS.

Le simple titre du livre de B. Cyrulnik « Un merveilleux malheur » est déjà en soi un crime contre l’intelligence et sans doute au-delà.

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