Ronde de géants (A bitter sweet life, Kim Jee Woon, 2005)


Sur le chemin tracé par le cinéma, l’identité n’a pas à montrer sa carte, la peau n’a pas de couleur, le voyage, pas de passeport, la nationalité est sans pays et le langage cosmopolite. Car ce chemin est sans frontière. Ce soir, j’y ai croisé Kim Jee-woon (« A bittersweet life ») qui, me semble-t-il, donnait la main à Leone, Tarantino, Par Chan wook, peut-être bien Scorsese et probablement à beaucoup d’autres fugitivement aperçus ou inconnus… Le long de ce chemin, les fleurs cueillies ont formé un curieux bouquet contrasté mais pourtant harmonieux, où les parfums très violents ne masquaient pas les senteurs plus dérisoires ou délicates, ni les effluves plus profondes et enivrantes. La ronde de géants, elle, ouverte à la civilisation, hors du temps et de l’espace, offraient des visages muets où se lisait une même soif de liberté.

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